23 de novembre de 2007

Autocompassió (o no)

"J'ai toujours considéré que les attachées de presse, quelles que fussent leurs compétences, étaient les intermédiaires naturelles entre éditeurs-auteurs et Apostrophes. [...] Un jour, indigné par des histoires d'attachées de presse qu'on avait scandaleusement rendues responsables de l'échec de livres dont éditeurs et auteurs attendaient monts et merveilles, j'ai écrit, dans Lire, ce texte qui, quatre ans après, est encore affiché dans le bureau de quelques-unes: 'Les attachées de presse des maisons d'édition sont des saintes. Mal payées, corvéables à merci, toujours suspectes d'être inefficaces, accusées de laisser tomber des livres au profit d'autres, sollicitées pour des interventions inopportunes, submergées d'exigences et de plaines, forcément attentives aux états d'âme de tous les auteurs, elles sont certaines d'être associées à un échec alors que la part qu'elles ont prise dans un succès n'est pas toujours reconnue. Normal: si un écrivain est encensé, couronné, son livre vendu à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires, il considère que c'est la juste contrepartie de son talent; s'il est ignoré de la critique, son livre dédaigné par le public, il en tient l'attachée de presse pour la principale responsable -avec l'éditeur, lequel n'est pas loin de penser, lui aussi, que sa collaboratrice aurait pu quand même faire mieux...'".

Bernard Pivot, Le métier de lire. Réponses à Pierre Nora. D'Apostrophes à Bouillon de culture, Folio

Gràcies, Bernard Pivot. De tot cor.

2 comentaris:

Anònim ha dit...

BRILLANT!
clara

La vida es una tómbola ha dit...

Colta, tots els atachés de presse son dones a França o que??? masclista!